lundi 19 janvier 2026

100 souvenirs de l'année 2025

Je ne suis pas très forte en bilans, et je serai bien embêtée si j'essayais de faire celui de 2025. Mais je suis tombée sur l'idée de Dame Ambre et la Souris, et ça m'a donné envie. Alors voilà, 100 souvenirs de 2025, en vrac, sans regarder les photos, sans chercher sur le blog ou dans les messageries, sans en discuter avec quiconque. Sans ordre particulier, et en tout cas certainement pas dans l'ordre chronologique.

Ce qu'il me reste d'une année.

  1. Le dernier conseil de département de mon mandat, fini en larmes
  2. Les nuits passées à aider ma fille à lutter contre la douleur, la tortue qui projetait des lumières au plafond, la musique relaxante, la bouillotte
  3. La soupe chinoise avec les mastopotes
  4. Le petit resto libanais trouvé un peu par hasard au dernier moment avec A.
  5. Le héron caché dans les arbres
  6. La colère après avoir écouté le directeur du club de gym de ma fille essayer de me convaincre de la faire passer dans l'équipe qui fait de la compétition
  7. La terreur de voir mon fils s’étouffer, changer de couleur, sans arriver à l'aider
  8. L’émotion en apprenant que la fille de S. porte mon prénom, qu'Angkel Jimmy le lui a donné peu avant de mourir
  9. Le 14 février
  10. La pie fourrageant dans un tas de feuilles
  11. Un poème qui pique
  12. Les deux étudiantes me cassant les pieds au point que je décide de les sortir
  13. Le môme de 16 ans m’abordant dans la rue pour que je l’aide à s’entraîner en vietvodao
  14. Les larmes aux yeux en lisant une nouvelle de Becky Chambers
  15. La bande de gamins lisant dans la tente que j'avais fabriquée avec des paréos pour l'anniversaire de ma fille, en pleine canicule
  16. La psy me traitant de petite cachottière
  17. La couleur cramoisie des iris
  18. Les bourdonnements dans la lavande
  19. Le vol de mon téléphone à Marseille
  20. Ma fille courant avec ses béquilles dans le soleil de la fin décembre
  21. Les digues qui lâchent, les larmes qui coulent chez le psy de mon fils
  22. La vieille dame me racontant toute sa vie dans la salle d’attente.
  23. Le dernier jour de maternelle de mon fils, la gratitude pour les enseignants et ATSEM de cette école
  24. Les clés au plafond, parmi les portes et les paillassons
  25. Le moment où j'ai croisé la fille de notre ancienne nounou au retour du collège peu après la rentrée, et où j'ai percuté qu'elle avait vraiment basculé dans l'adolescence
  26. Nanou et Benou achètent une bibliothèque
  27. L’exposition de ma mère et ses ami.e.s, l'émotion devant certaines œuvres
  28. Mon fils faisant joyeusement des multiplications au café
  29. La cousinade et la joie d’être en confort avec ces gens de ma famille, de découvrir que la plus jeune génération est tellement chouette
  30. La lumière de la plage de Courseulles, identique à celle de mes souvenirs d'enfance
  31. Les mots émouvants de ma cousine V., qui réparent ma tristesse d'enfant de ne pas appartenir au cercle des "grands"
  32. L’autre cousinade. Revoir S. et J., et rencontrer leur petite L. Rencontrer aussi l'amoureuse cool de D.
  33. Un moment confortable et un peu réparateur avec mon frère au téléphone, fin décembre
  34. Le doré des feuilles sur le gris des escaliers
  35. L’envie brutale d’un tatouage
  36. La très petite fenêtre (la plus petite fenêtre gothique d'Europe, je crois?) à Bruges.
  37. Les kaléidoscopes du Musée des Illusions de Bruxelles
  38. Ma fille posant à côté d'une gigantesque patte de dinosaure (du moins, les os d'une patte de dinosaure)
  39. La bataille avec mon fils à l'hôtel
  40. Les 30 minutes de vocaux de G, écoutés en trois fois en pliant le linge
  41. La main de S. me grattant légèrement la nuque pendant que je pouigne dans un parc
  42. Le luxuriant prunus en fleurs au jardin des plantes.
  43. F. m’initiant au Hangeul
  44. Ma mère en larmes au téléphone.
  45. La voix étranglée de mon collègue au téléphone, en me parlant de sa mère très malade
  46. Les sanglots de ma collègue au téléphone, après le décès du fils de son amie
  47. La mort de mon vieux voisin que j'aimais bien, le gyrophare de l'ambulance dans la rue jusqu'à 1h du matin, les bruits de meubles déplacés. La nouvelle en rencontrant sa femme au matin
  48. La merveilleuse floraison du cerisier
  49. La plantation du bananier
  50. Mes sanglots incontrôlables sur le divan
  51. Le spectacle de fin d'année des associations étudiantes, la découverte d’une autre facette de nos L3, leur énergie fabuleuse, leur talent, et leur détermination
  52. La soutenance de R.
  53. La soutenance de A.
  54. La soutenance de S.
  55. Mon fils me suppliant de le laisser boire, les quelques gouttes données toutes les 5 minutes, le soluté de réhydratation caché dans le jus de pomme
  56. La voix éraillée de mon père au téléphone quand il était à l’hôpital
  57. Le couvercle du pot de Danette demandant "quel est ton meilleur souvenir ce mois ci", et mon éclat de rire nerveux.
  58. Ma fille dansant et chantonnant seule dans la rue en revenant d’avoir raccompagné sa copine. Une image de l'insouciance
  59. Le poids de deux couettes, une couverture et un édredon; un bouclier entre moi et le monde
  60. L’envie de couper mes cheveux très courts, et le refus du coiffeur
  61. Ma fille me disant que je ressemblais a une petite fille playmobil après mon passage chez le coiffeur (c'était un compliment dans sa bouche, et malheureusement, elle avait parfaitement raison)
  62. La décision d’arrêter le henné
  63. Les premières heures avec des verres progressifs, et l’impression que je n’allais jamais plus pouvoir observer le sol.
  64. Le feu au ciel, un matin.
  65. L’amertume en écoutant le Président de l’établissement nous remercier en fin de mandat
  66. L’émerveillement devant les créations des différentes classes de l'école, pour Fantaisie Nocturne. Le travail des maternelles et de leur instits, en particulier, quelle splendeur....
  67. Les grandes manœuvres de ma fille pour séduire R. lors de sa venue à Pessah
  68. Les gaufres de J. pendant que les gamin.e.s s'ébattent dans la piscine
  69. La séance d’aquarelle au parc avec la classe de ma fille
  70. Mon fils cramponné à moi pendant une bonne heure et demie dans la piscine, avant d’accepter d’aller nager seul avec ses brassards.
  71. Le déjeuner un dimanche midi avec mes collègues a la maison, et la rivalité de R avec l’Étourneau pour manger les noix de cajou.
  72. La mère de l’amie du Moineau m'annonçant sa séparation d’avec son mari, et l’heure au téléphone passée à en parler un peu plus tard.
  73. La douleur subite au dos de mon compagnon.
  74. Les discussions : se marier ou pas?
  75. Les dernières framboises en novembre
  76. Quelques minutes au parc en famille cet été
  77. Le vieux pantalon de pyjama de Nawimba lui tombant sur les chevilles au moment où il essayait d'écraser un moustique perché sur un tabouret
  78. La fascination de l’Étourneau pour Lucy, en découvrant qu'elle faisait la même taille que lui
  79. Le Moineau essayant d’apprendre l’hawaiien sur duolingo avec l’anglais comme méta-langue
  80. Mon obsession pendant quelques jours pour le jeu I love Hue
  81. Le moment où j’ai appris la mort de Jacques
  82. La soirée en son honneur, avec tout un tas de strates de souvenirs, pas tous liés à lui.
  83. Le pharmacien qui se souvenait mieux que moi de ma réaction à l'injection précédente du vaccin contre le covid
  84. Le premier cours conjoint avec M.-A. et le ressenti aigu de la différence de nos habitus de profs.
  85. La première discussion "peinture" avec la chouette jeune collègue historienne.
  86. L’arc-en-ciel sur le Sacré-Cœur depuis la fenêtre de C.
  87. Le déménagement de C.
  88. Le vieil habitué discutant avec le libraire, pendant que j’achetais 3 saisons d'orage, de Cécile Coulon.
  89. Le tapis de jonquilles magnifique pour la première fois depuis l’année de notre arrivée
  90. La joie de mon môme la première fois qu'il a validé son propre passe dans le bus
  91. Les deux petits garçons scotchés devant la pièce de théâtre que jouaient leurs sœurs
  92. Le gars qui se roulait paisiblement un pétard dans le bus
  93. La conversation impromptue (et sympathique) avec un mec inconnu à minuit dans une allée déserte, parce qu’un chat était venu me quémander des câlins.
  94. Le jour où Nawimba a créé le dragon-poule
  95. Le soulagement la première fois que j’ai porté mes Loops dans les transports
  96. L'annonce de la grossesse de J., la joie dans la voix de ma sœur
  97. L'arrivée surprise du mug portant une pseudo-citation d'Hannibal, traduite en latin d'une connerie que j'avais écrite sur masto
  98. La carte de fête des mères me disant "Maman, j'aime bien quand on fait du jardinage ensemble"
  99. Le verre pris avec V., pas vu depuis presque 10 ans, et parfaitement fidèle à lui même. Des retrouvailles faciles et paisibles...
  100. Le paillis d'épicéa broyé, qui embaumait dans le parc après les fêtes

samedi 8 novembre 2025

Retour à la maison

Les zébrures des phares dans les feuilles
dorées mouillées brillantes glissantes
La petite main chaude dans la mienne
Retour joyeux dans le presque-noir de l'automne.

lundi 2 juin 2025

42

Mon week-end d'anniversaire a été tranquille, low key. Et plus je vieillis, plus je trouve ça agréable de faire ça sur ce mode là. Pour mes 40 ans, je me souviens que j'avais été pas mal stressée par l'idée qu'il fallait célébrer, organiser une fête, voir des gens, alors que je n'avais pas d'énergie, et que l'anxiété était déjà bien installée dans ma tête. J'avais fini par organiser un pique nique le week-end de mon anniversaire, sans vraiment dire aux gens que ça tombait à cette date-là. Un compromis comme un autre, j'avais vu des gens, c'était chouette, et y avait moins de stress.

Cette année, j'ai vu une amie, caliné ses chats, mangé des sushis, pris le soleil, lu avec mes enfants, fait la sieste un peu, jardiné, mangé quelques fruits tout juste cueillis. Mon fils m'a offert une carte d'anniversaire, ma fille une pyramide en papier cartonné jaune. Elle voulait à la base faire tout un modèle réduit de désert égyptien, mais la tâche s'est avérée plus complexe que prévue. On s'est mises d'accord sur le fait qu'elle pouvait m'offrir chaque année un petit bout de la maquette, et que dans quelques années, j'aurais tout.

J'ai eu beaucoup de messages et de coups de fils, aussi. Tout ça était chouette, et doux.

L'un d'entre vous m'a rappelé que 42 était la réponse à "The Ultimate Question of Life, the Universe and Everything". En bonne pas-assez-geek, je n'y avais pas du tout pensé! Mais je dois dire que vu la période, le symbole me plaît bien. Peut-être que cette année apportera des réponses. Ou au moins, de la tranquillité d'esprit.

Qui vivra verra :)

jeudi 17 avril 2025

Dure semaine

Content warning: mentions de vomissement et d'un enfant qui manque de s'étouffer.


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dimanche 30 mars 2025

Mensonges

L'autre soir, au repas, le Moineau a raconté que sa classe avait fait un débat sur le thème "Faut-il toujours dire la vérité?". On l'en a fait parler un peu, on a cherché ensemble des cas de figure où ça posait vraiment question, etc. J'ai évoqué le fait que j'avais lu un jour qu'on mentait un assez grand nombre de fois par jour, je ne me souvenais plus de la statistique exacte (et je ne suis pas bien certaine de la vérifiabilité, de toute façon, hihi).

Et puis, pour inclure l'Étourneau dans la conversation, je lui ai demandé: "Et toi, tu as menti combien de fois aujourd'hui?"? Il m'a répondu, carrément indigné "ZÉRO!!", et il ajouté, comme une évidence, "Je mens JAMAIS à l'école!".

Je me suis évidemment engouffrée dans la brèche en rigolant... "Ah oui, c'est que à la maison alors, bien sûr! Allez, vas y, dis moi un mensonge, juste pour moi"

Il m'a regardée dans les yeux, très concentré. J'entendais quasiment les petits neurones crépiter... Et il m'a asséné: "T'es pas jolie!"

Avant de s'exclamer, triomphant "C'est un mensonge AHAHAH!"


Petit fripon flagorneur.

mercredi 25 septembre 2024

Un regard

Je l'ai vue arriver de loin. Une toute petite bonne femme dont les jambes ont appris à marcher il y a peu. Les pieds levés un peu trop haut, reposés un peu de traviole. Elle mangeait consciencieusement un bout de fromage, une main dans la main de sa maman, qui fixait son téléphone en marchant.

Je souriais déjà en arrivant près d'elles. La petite a accroché mon regard, de ses grands yeux noirs aux grands cils noirs. On a continué à se regarder en se croisant. Et sa petite bouche s'est élargie en un grand sourire très doux. Le genre qu'on voit sur les petits lapins choupis dans les dessins animés, tu vois? On a continué toutes les deux à se regarder, chacune tordue vers l'arrière. La main qui tenait le fromage s'est levée pour me faire un coucou. La mienne aussi, en miroir. Et puis on s'est lâchées des yeux.

Mon sourire, lui, m'est resté vissé aux lèvres encore quelques minutes. Dans ma tête, du Brassens. "Et je l'ai vue, toute petite, partir gaiement vers mon oubli".

samedi 1 juin 2024

Brèves d'anniversaire

Le Moineau est venu me faire un câlin d'anniversaire au saut du lit, ce matin. J'étais encore dans le mien, de lit, du coup. Pendant que je la serrais dans mes bras, j'ai entendu les petits pas pressés d'hippopotame nain de mon fils dans le couloir, et sa voix qui claironnait de loin "BON ANNIVERSAIRE MAMAN!". Il a fait irruption dans la chambre, et il a demandé à sa sœur "On les jette où, les confettis?".

J'ai crié: "Quoi? Non! Pas les confettis!!"

(et négocié qu'ils les lancent dans la salle à manger plutôt que dans mon plumard).

(en protégeant mon thé et ma tartine).


***

À la fin du petit déjeuner, j'ai demandé à l'Étourneau s'il voulait un gros bisou de la part d'une très vieille dame de 41 ans. Il a bloqué pendant une seconde, et puis s'est exclamé en rigolant "Ah oui, c'est vrai comme c'est ton anniversaire, tu as quarante et un ans maintenant!". Et puis il a froncé très fort les sourcils et il a dit: "Mais t'es pas une très vieille dame??!!"

Bon. Il a pris le bisou quand même.


***

Le Moineau voulait absolument qu'on fasse un jeu tous les quatre pour mon anniversaire. On a tenté une partie de Dixit, mais l'Étourneau est vraiment trop petit, et ça risquait de partir en cacahuète. Il y a eu un moment de flottement, elle était très déçue, on ne trouvait pas d'alternative. Et puis elle a dit, "on n'a qu'à dessiner tous les quatre". Et on l'a fait, et c'était chouette. Résultat des opérations: des koalas, des dresseuses de koala, un kamehameha, et un petit chat qui dort en rond. C'était doux, et j'ai admiré ma fille d'arriver à réorienter ce moment pas très bien parti, pour qu'on ait tous quand même passé un bon moment ensemble.

vendredi 31 mai 2024

Liste des trucs trop chou des derniers jours

  • Une petite mèche en tire-bouchon très serré, sur la nuque du Moineau, en dessous de sa très longue tignasse qui n'est plus vraiment bouclée depuis longtemps;
  • Le Moineau et l'Étourneau apprenant à jouer aux échecs, et appelant les cavaliers des "poneys";
  • L'Étourneau lisant et commentant ses livres à haute voix, pour lui-même;
  • Un mammouth en peluche;
  • Une très petite fille marchant dans la rue derrière sa maman, avec un très petit chat noir dans les bras;
  • Les étudiant·e·s qui me remontent le moral parce que je suis plus stressée qu'elleux de leur faire commencer un exam en retard;
  • L'échographie que m'envoie par mail une très jeune femme, très heureuse d'être enceinte;
  • Le Moineau faisant une petite caresse douce sur la joue de son frère très anxieux ce soir;
  • Toi, toi, et toi.

samedi 27 avril 2024

On ne peut pas toujours se sentir nulle

Ces jours-ci, je me trouve pas mauvaise en parentalité, et j'ai l'impression que d'un coup les trucs que je dis sont entendus par mes enfants, alors que souvent, je me sens inaudible.


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Mercredi en fin de matinée, je monte voir les enfants après une visio. La grande est encore en pyjama en train de bouquiner dans son lit.

Le petit est dans son lit aussi, et il pionce.

Je l'avais briefé en l'habillant: "si tu vois que tu commences à t'énerver et que le truc que tu construis n'arrête pas de se casser, et que tu as envie de pleurer, ça veut dire que tu es fatigué. Tu peux faire un temps calme dans ton lit et rejouer après". J'y croyais pas trop mais apparemment : il a entendu.

Et hier, rebelote, au moment de le mettre au bain, je le cherche partout dans la maison, et finit par le trouver dans notre lit, bien sous la couette, avec son doudou. Résultat, la fin d'aprèm a été super tranquille, lui dormant, sa sœur jouant calmement. J'ai pu bosser, et il n'y a eu aucune crise, et le repas a été sympa (bien que tardif...) Alors que le vendredi, d'habitude, c'est assez rude, parce qu'il est claqué, et nous aussi, et que ça part vite en cacahouète.

J'ai l'impression que d'un coup, il est capable d'identifier qu'il est fatigué, et qu'il a compris ce qu'il fallait faire pour y remédier.


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Ma fille n'est pas très forte en coloriage. Elle dépasse encore pas mal à 7 ans, et surtout, elle colorie un peu dans tous les sens et laisse beaucoup de blanc.

Du coup, hier, je lui ai demandé si elle voulait que je lui montre comment améliorer un aplat sur un de ses coloriages.. Elle a dit oui, et je lui ai montré. Et en coloriant tranquillement, je lui ai raconté qu'il y a quelques années, j'avais téléchargé un coloriage pour adulte (qui disait "Va marcher sur des legos en feu", avec plein de jolies petites fleurs autour) parce que j'étais très en colère contre une collègue, et que je pouvais pas lui dire, donc j'avais trouvé ce moyen pour me calmer (ET exprimer ma colère aussi hum).

Le soir au repas, elle a dit (un peu out of the blue) "Maman m'a fait comprendre que le coloriage c'était pas juste pour faire des choses jolies, mais aussi pour se détendre".

Tout ça est assez gratifiant, je dois dire..

lundi 12 février 2024

12 février - Aujourd'hui l'imprévu

Journée rude physiquement, parce que le week-end n'a duré qu'un jour, que je me suis réveillée dans la nuit, que le trajet est plus long que d'habitude cette semaine, que je suis restée plus longtemps au boulot parce que les enfants sont partis et qu'il n'y a pas d'impératifs de ce côté, que je me suis tapé les heures de pointe dans le métro, que j'ai mes règles et qu'elles me tabassent pas mal.

Dans la tête ça va. J'ai eu des conversations intéressantes avec mes collègues, j'ai avancé sur un truc qui me stressait un peu, et mon cours s'est bien passé ce matin, même s'il s'est terminé sur une petite colère.

Et les rayons de soleils imprévus, les petites touches jaunes des jonquilles sur le chemin, les petites voix excitées de mes enfants au téléphone, tout ça était joli à regarder et écouter.

vendredi 2 février 2024

2 février - Aujourd'hui toujours par deux

Les déguisements, les compotes à boire, les livres, les bonbons, les brosses à dents, les écharpes faites par Mina, les bols décorés, les gourdes, les casques de vélo, les baumes à lèvres décorés de héros de dessins animés achetés à prix d'or à la pharmacie, et j'en passe...

C'est toujours par deux.
Pas de jaloux.

Aujourd'hui, la complicité, les photos avec Toko la mascotte de l'école, les dessins, les disputes, la course nocturne dans la cour sombre de l'école entre les œuvres éclairées qu'on venait admirer, les andouilleries pendant que Papa essaye de se concentrer, c'était à deux, aussi.

Beaucoup de réminiscences de ma propre fratrie, en regardant ces deux-là cheminer ensemble.

Listes des choses pour lesquelles je suis reconnaissante envers mes beaux-parents

  • leur aide quand le Moineau était petite;
  • certaines fulgurances de mon beau-père, dont celle, fameuse, sur la fête foraine de l'angoisse;
  • leur fils aîné;
  • le fait que mon beau-père ait réussi à permettre à ses fils de s'autoriser à être et à faire ce qu'ils voulaient dans la vie, alors qu'il n'a pas vraiment eu cette possibilité lui-même;
  • la façon dont ils gèrent l'intendance quand ils sont chez moi, même si parfois je me sens un peu brutalisée au passage;
  • l'adoration sans faille de ma belle-mère pour mes enfants, qui, à ses yeux, sont en tous points merveilleux;
  • l'introduction de l'après-shampoing démêlant dans la vie de ma fille;
  • l'accueil qu'ils m'ont fait dans leur famille, même si je ne rentre pas tout à fait dans les cases qu'ils avaient imaginées, je crois.

jeudi 1 février 2024

1er février - Aujourd'hui coup

Coup de vieux: j'ai les cheveux de plus en plus gris, et l'air très fatigué.

Coup de pied au cul: Nawimba peut s'occuper des enfants ce matin. Allez, je pars plus tôt, j'aurai de la marge en arrivant au boulot, ce sera bien.

Coup de gueule: deux photocopieuses sur trois en panne le matin, des ordis installés en décembre, bidouillés par un gars du service informatique pendant toute la journée lundi, qu'on arrive pas à redémarrer: je voudrais pouvoir bosser avec du matos qui marche.

Coup de pression: l'ancienne présidente de mon établissement me voit dans l'équipe de direction d'ici 4-5 ans et me tresse des couronnes de fleurs. C'est à la fois très valorisant et terrorisant.

Coup de stress: je réalise qu'une collègue qui doit s'occuper d'un truc important pour mon département n'a pas été mise au courant (ni par moi, ni par le service concerné),et que ça commence à urger. Je la choppe dans un couloir, elle n'est pas ravie, mais on se quitte quand même en souriant, j'espère que ça va aller.

Coup de pouce: les intervalles entre les cours, une partie des mails sont passés à aider des collègues. Parfois, mais c'est plus rare, c'est les autres qui m'aident.

Coup de boost: mes étudiants sont merveilleux, les cours me donnent de l'énergie. Ca me rappelle que j'aime mon boulot, c'est chouette.

Coup de mou: la retombée après les cours, quand même, est rude.

Coup de blues: la séance psy est, comme toujours, très intéressante, mais ça brasse.

Coup de cœur: ma fille a appris à faire des petites danseuses en papier d'aluminium pour un projet à l'école, elle m'accueille avec une de ses créations dans les mains quand je rentre. C'est vraiment très joli.

mercredi 31 janvier 2024

31 janvier - Aujourd'hui moment lumineux

Journée un peu vasouillarde aujourd'hui, parce que le Moineau et moi sommes malades, et que la nuit a vraiment été mauvaise. J'ai réussi à bosser, quand même, plutôt mieux que d'autres mercredi.

Quelques chouettes moments, quand même.
Des rires au milieu des quintes de toux avec ma fille à 2h du mat, puis en fin d'aprèm, en parlant de son frère mignon-couillon.
Une belle lumière sur le jardin ce matin, par la fenêtre de la cuisine, et par celle du bureau où je bossais.
La satisfaction d'obtenir ce que je veux de la part de collègues pas toujours simples, d'arriver à se mettre d'accord sans heurts, de ne pas avoir besoin de passer en force.
Le plaisir à voir les jolis, économiques et ingénieux "bateaux à voiles" que mon fils à fabriqué avec un jeu de construction reçu à Noël.
Une sieste sans interruption, et un petit moment de quiétude au réveil. L'explication que je lui ai donnée sur ce qu'était le fierté, en voyant son sourire quand il a réussi à finir un puzzle un peu compliqué. Il m'a dit que c'était de la joie, je lui ai dit qu'il y avait différents types de joie.. C'était joli.

lundi 29 janvier 2024

29 janvier - Aujourd'hui une princesse

Mes gamins ont évidemment choisi le soir où j'étais seule avec eux, pour se lancer dans une grande série de questions sur "comment on fait les bébés?". Et ce, évidemment, 5 minutes avant l'heure du coucher.
Le petit s'interrogeait juste sur : comment la graine du papa se retrouve dans le ventre de la maman?
Bon, ça, ça va, je gère, j'avais déjà eu cette conversation avec la grande.

Sauf que du coup, elle, elle en a profité pour choper la balle au bond, et pour poser des questions techniques très (TRÈS) précises. Et elle était à deux doigts de faire se déculotter son frère pour comprendre comment ça marche ce bouzin là.

J'ai fini par éluder les questions les plus gênantes/compliquées, et par faire obliquer la question sur le consentement. Pas envie que le gamin tente de mettre en application son tout nouveau savoir sur ses copines d'écoles. Globalement ça avait pas l'air de lui sembler très ragoûtant, cette affaire là, donc je suppose qu'on est tranquille pendant quelques années. On a conclu que son zizi servirait surtout à faire pipi pendant encore un petit moment. J'ai pas insisté sur les usages récréatifs, je pense qu'il les connaît déjà un peu, on en parlera s'il veut, mais là ça faisait déjà beaucoup pour une soirée.

C'est d'ailleurs lui qui m'a sauvée, in fine, en me demandant comment la petite Sirène faisait pipi. On a donc fini la conversation par quelques envolées sur les modalités excrétatoires de la pauvre Ariel, et on s'est demandé aussi si pour les bébés, elle faisait plutôt comme les mammifères ou comme les poissons.

Et ensuite tout le monde au dodo.

Pfiou.

dimanche 28 janvier 2024

28 janvier - Aujourd'hui bu

Mon principal objectif aujourd'hui aura été de réduire mes maux de crane et de dos.

4 thés, une tisane, beaucoup de flotte, une sieste, deux doliprane, un ibuprofène, une douche et une bouillotte plus tard, ça va plutôt mieux.

Tant mieux, parce que mon mec est parti passer l'agrèg, et je suis seule avec mes ptits pioupious pendant deux jours. Entre ça, la reprise des cours, la convocation pour une enquête administrative que je crains un peu, et les possibles problèmes de transports du fait du blocage de Paris par des agriculteurs en colère, le début de semaine ne sera pas de tout repos.

Quand faut y aller, faut y aller...

samedi 27 janvier 2024

27 janvier - Aujourd'hui journée des pieds

Une notification parfaitement incongrue tôt ce matin sur mon téléphone: elle m'informait que j'avais fait zéro pas dans la journée. Je n'avais pas encore mis le pied par terre, évidemment.

Une fois levée, j'en ai fait quelques uns, quand même, de pas. Deux allers-retours à la pharmacie, un chez le médecin. Juste ce qu'il faut pour s'occuper un peu de moi (et ça a suffi à me fatiguer. Le semestre avec 4 ou 5 aller-retours à Paris par semaine va être rude, je le sens). Mes pieds, au moins, n'ont pas mal ces jours-ci, et j'avoue que c'est un soulagement.

Ma fille a passé une partie du dîner à se demander si ses mains ressemblaient à des pieds, ou si c'était plutôt ses pieds qui ressemblaient à des mains. L'air dégoûté de son père (qui déteste les pieds, allez savoir pourquoi) ne l'a pas beaucoup dérangée dans sa réflexion, et l'ensemble de la scène était assez comique, je dois dire :)

dimanche 7 janvier 2024

7 janvier - Aujourd'hui surprise

On a réalisé jeudi que parmi les devoirs qu'elle avait à faire pour les vacances, le Moineau devait lire un livre et en préparer une petite présentation.

Elle a choisi un bouquin parmi la myriades de BD et les divers romans qu'elle avait commencés ces dernières semaines, l'a terminé hier, et elle a finalisé sa préparation tout à l'heure. En la relisant, j'ai percuté d'un coup que le bouquin choisi (catégorisé comme 8-12 ans) faisait plus de deux cent pages. Et il est écrit plutôt petit..

J'ai beau l'avoir vue bouquiner pendant toutes les vacances, j'ai été surprise par le chiffre. Ça fait tout juste un an qu'elle est vraiment tombée dans la lecture!

samedi 6 janvier 2024

6 janvier - Aujourd’hui que deviendra cet enfant plus tard ?

Parfois, comme tous les parents, je me demande ce que seront, ce que feront mes enfants plus tard. J'essaye (parfois en vain, on va pas se mentir) d'éviter de trop jouer au jeu des prédictions. D'abord parce que c'est un coup à se planter, et j'aime pas avoir tort :) Et d'autre part parce que c'est aussi un coup à les influencer, et ce serait vraiment nul. Quand je me risque à faire des prédictions (pas devant eux), je vais, cependant, rarement au delà de l'adolescence. J'ai pensé hier, par exemple, qu'entre sa petite tête de bois, son sourire coquinou et sa fréquente flemme aiguë, il allait falloir garder un œil sur l'Étourneau au sortir de l'enfance, et qu'on risquait d'en baver un peu.

Parfois, aussi, je pense à leur avenir sous un angle plus angoissé. Je ne manque pas de raisons, ces temps-ci, de me demander dans quel monde grandiront mes enfants. Comment ils y grandiront, la place qu'on leur y laissera. Ce qu'ils pourront se permettre de devenir.

Peut-être qu'au fond, une bonne petite tête de bois bien solide, une volonté à toute épreuve, pour résister, surmonter tout ce qui va se trouver sur leur chemin, c'est le mieux à leur souhaiter, même si pour l'instant, ça m'agace parfois en tant que mère au bout de sa vie...

D'ici là, il faut travailler à les équiper pour pleins de futurs possibles (quelle responsabilité!) sans perdre de vue que ce n'est pas de moi que dépend l'intégralité de leur bien-être futur (quelle anxiété!).

Bon. Va te coucher, on verra bien demain où on sera.

mardi 24 octobre 2023

Petit à petit, les petits piafs font leurs nids

Cette nuit, l'Étourneau dort pour la première fois dans sa nouvelle chambre (l'ancienne salle de jeu).

Depuis hier, on bouge des meubles, on trie des jouets. Hier, les enfants se sont partagés, sans conflits, les jeux de société. Aujourd'hui, ils ont attaqué le contenu de plusieurs caisses de jouets. Ça se passe beaucoup mieux que ce que j'anticipais (bon, enfin c'est le bordel, quand même).

Si on excepte ses premiers mois où l'Étourneau dormait dans notre chambre, et les très rares fois où on a dû exfiltrer l'un des deux, malade, de la chambre pour aller dormir ailleurs avec lui ou elle), mes enfants n'ont quasiment jamais dormi séparément. Bizarrement, c'est le Moineau qui avait le plus besoin de cette chambre commune, qui disait le plus avoir peur de dormir seule. Ces temps-ci, c'est elle qui a été à l'origine de la migration du petit vers l'autre pièce. Depuis des semaines, elle manifeste son impatience quand il la suit partout, revendique qu'elle veut jouer seule dans sa chambre, sans lui. Mais ce soir encore, au moment de se coucher, elle avait peur de dormir seule. Elle veut être seule le jour, mais pas la nuit (et en fait, même le jour, elle n'aime pas beaucoup être seule à l'étage, et préfère que son frère soit quand même juste à l'autre bout du couloir, pas trop loin.)

J'ai suggéré qu'ils fassent un pacte de courage avant d'aller au lit. À vrai dire, le petit avait l'air très content de rejoindre son lit dans sa nouvelle chambre. Quand je lui ai souhaité bonne nuit à travers la porte avant de descendre, il ne m'a même pas répondu. Et peut-être que je me fais des idées, mais il me semble qu'il a fait beaucoup d'efforts toute la journée pour être particulièrement autonome et grand sur plein de trucs.

Je m'attendais à être rappelée par l'une ou l'autre (surtout l'une), mais au bout de trois heures, rien. On verra si ça tient la nuit...

Mes petits oiseaux dans deux nids séparés. Encore une étape franchie.

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